Tout musulman, homme, femme et enfant majeur islamique, libre, sédentaire et aisé, est tenu (wādjib alayh) de sacrifier un animal lors de la fête du sacrifice. On considère que la personne est aisée si sa fortune a atteint le seuil de perception (nisāb) de 80g en valeur or. Sont considérés comme fortune, outre l'argent liquide et les métaux précieux, tous les objets matériels tels que la maison, la voiture, le terrain, y compris les prêts accordés, déduction faite des sommes nécessaires à la subsistance une maison, une voiture.
Le sacrifice est une ibāda (adoration) matérielle et est mentionné comme suit dans la sourate al-Hadj, 22:36-37 : "Et les chameaux de sacrifice, Nous en avons fait pour vous des signes de culte d'Allah. Il y a en eux pour vous un bien. Prononcez donc sur eux le nom d'Allah, quand ils sont alignés. Et quand ils tombent de leur côté, mangez-en et nourrissez le pauvre et celui qui ne demande rien. C'est ainsi que Nous vous les avons assujettis, afin que vous soyez reconnaissants.
Dans une déclaration du Prophète, il est dit : "Celui qui a les moyens et qui ne fait pas de sacrifice, qu'il ne s'approche pas de notre lieu de prière !" (Ahmad b. Hanbal, 8273 ; Ibn Mace, Adahi, 2 (3123))
Ni leur chair ni leur sang n'atteignent Allah, mais c'est votre crainte d'Allah (taqwa) qui l'atteint. Il vous les a donc assujetties, afin que vous exaltiez Allah pour ce qu'Il vous a guidés. Et annonce la bonne nouvelle à ceux qui font le bien".
Alors que la plupart des animaux sont abattus à des fins commerciales et personnelles, le kurban est abattu à la fois à des fins de culte et à des fins caritatives.
La valeur de ce rituel est décuplée lorsque la viande sacrifiée est donnée aux pauvres, aux orphelins et aux élèves nécessiteux de l'enseignement islamique, contribuant ainsi au bénéfice du bien commun.



